|
Comment
passer du coup de foudre à la relation d'Amour?
par le Docteur André Moreau, Licencié
en psychologie, psychanalyste.
C’est
la Saint Valentin ! Aussi les nombreux participants
écoutent en ouverture une chanson de Jacques
Brel : « Quand on n’a que l’amour
».
Le conférencier nous dit que la chanson du siècle
est « Ne me quitte pas ! » de Jacques Brel,
car chacun de nous a peur d’être abandonné.
Il demande à chacun de trouver 3 mots en rapport
avec l’amour, pour savoir si plusieurs personnes
assises à la même table ont choisi le même
mot. C’est le mot « partage » qui
revient le plus souvent.
Le conférencier dit que le mot qui traduit le
mieux la relation d’amour est « tendresse
». En effet, quand on aime, on cherche surtout
le bien de l’autre. C’est très difficile
puisque l’amour est surtout égocentrique.
Le conférencier nous montre ensuite le dessin
d’un cube et demande combien de carrés
sont visibles.
Les réponses sont variables. Il propose ensuite
d’analyser un dessin : c’est une coupe,
ou bien deux, voire quatre profils si on tient compte
des ombres. Il veut montrer que chacun voit une chose
différente dans un dessin, et c’est la
même chose chez un être humain. On dit «
j’aime » pour tout, (même pour des
objets, des aliments , etc..), mais l’intensité
du sentiment est très variable !
Il explique ensuite la différence entre une carte
et le territoire indiqué sur la carte.
Le territoire existe réellement, mais la carte
n’en est qu’une représentation.
De même, lors du coup de foudre, l’être
aimé a une personnalité très différente
de l’image qui se crée dans le cerveau
de l’amoureux. Quand, après quelque temps,
celui-ci est déçu et croit que son aimée
a changé, c’est qu’il avait construit
une image très éloignée de la véritable
personnalité de celle-ci.
Alors, comment l’intégrer dans la réalité
?
Jacques Brel disait : « Quand on n’a que
l’amour ».
Mais ce n’est vraiment pas suffisant !
Pour que l’amour ait des chances d’être
durable, il faut d’abord être capable de
vivre seul, c. à d. ne pas devenir dépendant
de l’autre.
Ensuite, si l’un des deux s’ennuie facilement,
dans un couple, c’est peut-être aussi parce
qu’il n’a pas assez d’intérêt
pour ses occupations personnelles. Certains aiment leur
travail, d’autres pas. Tandis que d’autres
vivent des passions.
Un élément important dans la vie d’un
couple, c’est la capacité d’être
créatif, car on peut améliorer sa relation,
si chacun cherche à s’améliorer
soii-même et à toujours inventer son lien
amoureux en évolution.
L’amour se base sur la confiance. Cependant, si
l’un des deux ressent parfois de l’affection
ou du désir pour un(e) autre, il doit veiller
à ne pas éveiller la jalousie de son compagnon
(ne pas le dire, mentir ?), car cela peut tuer l’amour.
L’image que l’on a de soi est très
importante. Si on se croit faible, incapable ou trop
coupable, on peut faire passer cette image dans l’esprit
des autres, qui réagiront bien ou mal. Par contre
si on a une image positive de soi, si on « s’aime
», cela entraîne un « amour »
des autres et une énergie positive.
On attend beaucoup (trop) de l’être aimé
et celui-ci ne peut pas toujours répondre à
cette attente = cet état de manque peut déboucher
sur une telle détresse qu’il peut conduire
à une dégradation, à une déchéance
comme la dépression, l’usage de drogues,
l’alcoolisme = en effet, on boit parce qu’on
a peur.
Le dialogue, pourtant si utile, ne devrait pas déboucher,
ni s’instaurer sur des reproches, car cela aboutit
à une impasse, à une incompréhension
réciproque. L’indulgence est fondamentale.
Si je dis « j’ai mal », c’est
mieux que de dire « tu m’as fait mal ».
Le quotidien ne tue pas l’amour si la personnalité
des deux partenaires a une structuration assez solide,
et surtout s’ils savent contrôler leurs
comportements et leurs sentiments. On ne doit pas attendre
que l’autre change pour soi, il faut d’abord
se changer soi-même.
Chacun est responsable des actions qu’il pose
et de leurs conséquences.
…pour que vive l’amour…
|