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Fusion
Vin-Chocolat
Conseils de dégustation :
" une petite gorgée de vin
impressions
!
croque dans la praline
humm !, laisse fondre,
juste un peu,
reprends une lampée, ferme
les yeux ! analyse
et jouis de la vie ! ".
Quelques fusions tentées lors des essais, le
fruit de nos expériences :
- La Chamade est sublimée par
Le St-Croix et le Banyuls blanc.
- La Guapa, " la guêpe ",
piquante, aguichante comme une fille, bouleverse les
conventions avec le Tradition ou le Rancio.
- Sur la Pythagoras, le Maury
Récolte domine ; mais la Prunelle supplante
le vin pour ne laisser que la sensation de puissance
et d'alcool.
- La Gaillarde a du punch, pourtant
le Tradition ou le Rancio la prolongent en caresse
ultime.
- La Pomeline se mêle étrangement
au Muscat de St Jean qui allonge le caramel et lui
offre une longueur affinée.
- La Parisienne rêve et s'attendrit
sous la virile caresse du Rimage, mais déploie
ses ailes avec le Ste-Croix
- .La Gentille fait voler sa robe café
sous le baiser du Rancio
- .La Persiani est exigeante, presque
exclusive, c'est le Rivage qui la comble le mieux.
- Pour marier la Paso Doble, on a invité
le Tradition, mais c'est un mariage de raison, si
on veut attiser la passion, alors c'est le Muscat,
en embuscade, qui fera l'événement !
A vous de créer vos accords !
Bonne dégustation.
Réflexions
sur le vin et le chocolat.
Le vin et le chocolat ! Deux planètes bien distinctes,
immenses, qui attisent désirs, convoitises et
rêves fous, et sont les sources de tant de plaisirs,
d'excès, de fulgurances. Lorsque ces deux mondes,
qui ont leurs règles, leurs structures, leurs
adeptes en viennent à se télescoper, c'est
souvent pour se détruire tant leurs attributs
sont puissants et contradictoires. Mais il est aussi
des fusions sublimes qui font de grandes symphonies,
alors les qualités de l'un s'harmonisent et décuplent
celles de l'autre.
Apprécier ou associer vins et chocolat poussent
à rechercher les rapports secrets qui les unissent.
Tous deux sont le fruit de la nature diverse et généreuse,
tous deux sont chargés d'histoire et prodiguent
de vrais bonheurs et de fins plaisirs par leur action
bienfaisante si on sait en user sans excès, avec
sagesse.
Comme le vin, il est un produit riche, complexe, changeant.
D'ailleurs ils partagent tous deux le même vocabulaire
lors de dégustations. Tandis que le nectar des
dieux est convivial, le chocolat peut être un
mets solitaire, une sorte d'aventurier un brin misanthrope,
à la recherche de fusions parfaites qu'il sait
pratiquement illusoires. Cependant, on peut prétendre
que le chocolat voue une véritable passion aux
vins doux naturels comme ceux du Roussillon : Banyuls,
Maury, Muscats. Il faut avoir savouré au moins
une fois dans sa vie ces vins tantôt sombres et
mystérieux, tantôt acajou et enjôleurs
aux goûts bouleversants de fruits secs, d'épices,
de bois brûlé, de cire, de cuir, de caramel
pour comprendre qu'ils sont faits pour escorter le chocolat.
Leurs tanins, leurs arômes se mêlent sans
pour autant se masquer et donnent naissance à
un accord feutré, tendre et violent à
la fois, sorte de fusion ultime entre deux goûts,
qui à l'évidence, étaient depuis
la nuit des temps destinés à se rencontrer
dans une dimension mythique.
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