Les auditeurs sont conquis par la simplicité et
la vivacité chaleureuse que dégage le conférencier
et compositeur canadien.
Il nous présente le thème de sa première
chanson. Si on a peur de mourir, c'est parce qu'on a peur
de vivre, on a peur du bonheur. On craint de payer un
jour et durement ces moments de félicité.
Pourquoi vivre ? Mais pour aimer !
Pour lui, il y a trois types d' amour :
Tout d'abord, on désire être aimé.
La question toujours répétée "
M'aimes-tu ?" devient parfois lancinante. Ceci
est illustré par la chanson : " Te rends-tu
compte combien il t'aime ".
Le deuxième amour : on aime l'autre
d'un sentiment émotionnel. Mais cet amour ne
peut être inconditionnel. Si on désire
avant tout que l'être aimé soit heureux,
on ne peut accepter (ou difficilement ) qu'il le soit
avec un autre. Le titre de la chanson : " Faire
l'amour, ça ne se fait pas que le soir ".
C'est 24 heures sur 24. Il faut exprimer son amour par
un baiser, un sourire, par un mot tendre, une gentille
attention, et en écoutant ce que chacun a vécu
dans la journée.
Le chanteur amène ses auditeurs à répéter
le refrain avec lui, ce qui crée une ambiance
très conviviale.
Si on choisit l'amour de soi pour travailler
sur soi-même, pour s'améliorer, cela peut
se faire avec l'accord des deux partenaires, mais parfois
cela va jusqu'au déchirement et à la rupture
du couple.
L'amour est très différent
de l'amitié. Il pose ensuite la
question : Peut-on dire à celle que l'on aime
ce qu'on dirait à un ami ? Peut-on ressentir
à la fois de l'amour et de l'amitié ?
Cette chanson est très belle ; en effet si on
aime d'un amour enrichi d'amitié, c'est le grand
Amour, c'est le miracle !
Autre question : Peut-on aimer sans désirer ?
Peut-on encore avoir de l'affection pour une femme ou
un homme avec qui on ne vit plus, qu'on ne voit même
plus ?
C'est avec une émotion très forte et une
grande douceur que le chanteur nous dit : " on
aime pour aimer, rien que pour aimer ".
Le chanteur nous recommande de prendre le temps
de vivre , de jouir d'un moment de beauté.
Il dit que nous courons tous depuis l'enfance, sans
jamais nous arrêter quand il le faudrait. "
Il faut prendre le temps avant qu'il ne nous rattrape
".
Il nous conseille ensuite de ne pas nous laisser aller
à nous plaindre pour des petites choses, mais
de nous tourner vers ce qui est positif.
Sa chanson " Je suis malade "
est une vraie pantomime satirique où il se moque
des éternels plaintifs.
Il nous raconte ensuite son voyage en Inde. Il a été
impressionné par les monastères où
de très jeunes enfants font preuve d'une véritable
sagesse. Ces enfants sont séparés de leurs
parents, ils ne connaissent pas l'amour maternel, ni
l'amour paternel. Ils ne connaîtront pas l'amour
humain. Mais ils élèveront leur esprit
jusqu'à devenir des " sages ".
Cette dernière chanson est extrêmement
touchante, même douloureuse. Le refrain que tous
répètent avec lui est une mantra, une
sorte de mélopée qui vous entraîne
dans une rêverie en dehors du temps : " Om
Ma Tri Mu Yé Sa Lé Du "
Le chanteur, qui a si bien exprimé sa connaissance
de la nature humaine dans ses chansons, est applaudi
longuement. Il s'est révélé être
un humaniste, pétri de l'amour
des humains. Un " messager " plein de
sagesse
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