L’abeille s’est merveilleusement adaptée
et maintenue au cours de l’évolution
: elle existait déjà il y a 40 millions
d’années. On a retrouvé des traces
de colonies datant de cette époque au nord
de la Baltique.
Toue vie sur notre planète a besoin des 4
éléments pour perdurer : la
terre, l’eau, le feu et l’air. Aristote
y ajoutait le chaud et le froid, le sec et l’humide.
Une plante plonge ses racines dans la terre
qui est la base de toute création.
L’eau nourrit les feuilles,
elle est la source de vie.
Tout vivant en est imprégné. Le feu
représente ce que la plante produit, ce sont
les graines et les fruits, c’est une source
d’amour.
L’air enveloppe les fleurs,
recueille les odeurs, intensifie les couleurs, il
donne un « esprit ».
Ces 4 éléments représentent
la pyramide du Bien. Dans tout être
vivant, existe aussi la pyramide du Mal
; les prédateurs font partie de la chaîne
alimentaire, le vivant se nourrit du vivant, tout
ce qui existe a aussi son contraire. C’est l’antithèse
du bien et du mal, de l’amour et de la haine,
de la vie et de la mort ; s’il y a du blanc,
il y a aussi du noir…le yin et le yang, le point
blanc dans le noir…
Tout ceci explique la 1° loi de la nature :
1) Loi de l’unité.
Tout fait un, mais un est dans tout ! Chaque abeille,
chaque être est unique parmi tous les autres.
De même une goutte de sang fait partie de tout
le système qui irrigue un corps
2) Loi du mouvement.
Rien n’est statique. Tout être se développe,
grandit pour atteindre la forme proche d’une
sphère (comme beaucoup de fruits) et meurt.
L’évolution est permanente et rien ne
perdure comme tel. Si les abeilles d’une ruche
n’ont plus assez de pollen dans leur zone, elles
essaimeront et partiront plus loin. De même
les humains trop pauvres et qui sont dans la misère
émigrent et viennent où ils croient
trouver de quoi survivre, c’est le cas avec
les exodes (souvent au péril de leur vie) de
gens de l’Amérique du sud ( + Cuba, Mexique…)
vers les USA, ainsi que, les Africains, les peuples
de l’Europe de l’Est vers nos régions
d’Europe Occidentale.
3) Loi de l’équilibre.
Si une ruche parmi d’autres devient plus faible,
les autres colonies viennent pour tuer et piller la
ruche faible ou malade. La nature privilégie
la force et la santé pour que perdure l’espèce
la meilleure et les éléments les plus
forts. Le faible est sacrifié pour le bien
de l’espèce. De même des populations
en surnombre se détruisent. Dans les troupeaux
les animaux faibles, malades ou vieux traînent
en queue de groupe, ils courent moins vite et seront
capturés par les prédateurs.
4) Loi de cause à effet.
Ici l’homme porte une lourde responsabilité
car, de sa faute, le nombre d’abeilles diminue
fortement. L’homme répand inconsidérément
des pesticides comme le gaucho ou le régent
qui atteignent les fleurs, le pollen est donc contaminé
avec comme coséquences mortalité, perte
du sens de l’orientation, malformations…mort
des jeunes larves.
Pourtant les abeilles sont organisées pour
durer comme une société communiste,
toutes travaillent pour le bien de la ruche : un tiers
des abeilles nourrit les larves, un tiers récolte
le pollen, un tiers défend et entretient la
ruche, chacune a sa tâche selon son âge
et ses capacités.
Les abeilles doivent être manipulées
avec douceur, elles n’oublient pas la façon
dont on les traite.
La pollution augmente et nuit fortement aux abeilles.
C’est un signal d’alarme.
5) Loi de l’affinité.
Toute espèce sait d’instinct de quoi
elle a besoin pour vivre. L’idéal est
se nourrir des produits de sa région, le corps
y est habitué, ainsi que de vivre dans le climat
où on est né. Un Africain qui vient
vivre en Europe est désavantagé et doit
veiller à sa santé, manque de soleil,
température plus froide, autre nourriture…De
même les abeilles ont besoin du pollen de leur
région.
Notre planète fait partie fait partie d’un
système solaire et même galactique. Le
tournesol place ses graines dans le sens du mouvement
de Vénus autour du soleil.
La société des abeilles est
une société idéale :
chacune travaille jusqu’à sa mort pour
le bien de la ruche, pour les générations
futures, pour l’espèce. Tout est organisé,
planifié, pas de violence ni d’intérêt
personnel, pas de profit, « pas de chômage
». Chaque abeille est programmée pour
être au service de sa ruche. Ceci explique la
durée de l’espèce à travers
les temps.
Cette conférence stimule les réflexions
et soulève des questions capitales
concernant notre vie et notre société
: allons-nous attendre sans réagir une catastrophe
naturelle avec les problèmes de pollution,
de réchauffement planétaire, de surpopulation…
? Ne faut-il penser qu’au profit immédiat
? Vers où nous mènent les sociétés
capitalistes et l’économie de marcher
basées sur profit et individualisme ? L’homme
peut-il relever ce défi avant qu’il ne
soit trop tard ?
La Nature doit être préservée,
les abeilles en sont le baromètre…la
survie de la race humaine en dépend…