Notre but
L'équipe
Historique
En pratique
Sites favoris
Agenda
Mines d'étincelles
Thèmes abordés
Nos vins sélectionnés
Créations
Notre "chais-nous"
Photos du mois
L'album
 
La Culpabilité: " C'est ma faute, c'est ma très grande faute" Echec et mat?
par Philippe Didion.
Le conférencier fait une comparaison entre l'histoire des trois petits cochons, qui se termine par la fuite du loup ébouillanté, et la victoire des trois frères, - et la version originale beaucoup plus terrible où les deux petits cochons imprévoyants sont mangés, mais où le troisième petit cochon fait cuire le loup dans l'eau bouillante et le mange !
C'est que tout être vivant, et donc aussi l'homme, peut commettre une très mauvaise action, mais comment la juger telle si on envisage l'instinct de survie qui règle nos actes .
On peut dire : " Rien de ce qui est inhumain ne nous est étranger ! "
Le conférencier se souvient de son école maternelle où l'institutrice parlait de l'ange gardien et de l'âme.
C'était déjà de la philosophie - dit-il avec humour - car certains avaient une âme brillante et d'autres une âme noire.
Chacun de nous a commis au moins une faute, a subi un échec, a connu la solitude.
1. Description de la faute : elle a lieu à un moment bien précis, pour un motif bien particulier.
2. Pourquoi ai-je commis cette faute ?
Nous avons le sens de la culpabilité. Ex. : le voleur qui agresse une vieille dame.
3. Après le pardon et le remords, je commettrai une autre faute, même si j'accomplis aussi beaucoup de bonnes actions. Pourquoi ?
4. C'est parce qu'il y a une distance entre le " moi " que je suis et le " moi " que je devrais être.
Cela est dû à la finitude de l'homme. Nous sommes des êtres finis, essentiellement imparfaits, nous ne pouvons atteindre l'absolu.

De même pour l'échec. Après un échec, nous formons un projet : celui de réussir la prochaine fois, ou de réussir dans un autre domaine.
Nous allons de projet en projet, pour combler cet éloignement, le vide même, entre le " moi qui existe " et le " moi que je désire devenir " = le " moi pur ".
Il est impossible de vivre sans projet. Même si nous connaissons beaucoup de réussites, il faut admettre que nous tous sommes des échecs, puisque inéluctablement soumis à la mort.
Nous sommes enfermés dans un corps grâce auquel nous pouvons réaliser les exigences de la vie, mais qui est soumis à des transformations inéluctables elles aussi.

Chacun de nous a connu la solitude après une rupture ou la mort d'un être aimé.
Nous cherchons tous l'amour qui nous défendra contre la solitude. Mais c'est un amour qu'il faut recréer, réinventer chaque jour, avec les autres qui sont proches, conjoint, enfants, parents, collègues, avec la nature et surtout avec soi-même.
Mais en l'homme, il y a une solitude fondamentale : il est seul avec lui-même.
L'homme est un être fini : ce n'est pas un dieu.
S'il érige un idéal en absolu, il se tourne vers le mal ou plutôt vers l'orgueil, l'ego puisqu'il ne peut vivre que dans le relatif, dans un monde où tout est en évolution.
Ex. : tout fanatisme érigé en absolu provoquera des conséquences horribles.
Platon exprimait déjà cette dualité qui est en l'être humain en parlant du " monde sensible " et du " monde des idées ".
Kierkegaard a écrit : " L'absolu rend sobre ". Donc évitons toute passion destructrice.

 

 

Retour à la page d'accueil Ecrivez-nous