Le conférencier fait une comparaison entre l'histoire
des trois petits cochons, qui se termine par la fuite
du loup ébouillanté, et la victoire des
trois frères, - et la version originale beaucoup
plus terrible où les deux petits cochons imprévoyants
sont mangés, mais où le troisième
petit cochon fait cuire le loup dans l'eau bouillante
et le mange !
C'est que tout être vivant, et donc aussi l'homme,
peut commettre une très mauvaise action, mais comment
la juger telle si on envisage l'instinct de survie qui
règle nos actes .
On peut dire : " Rien de ce qui est inhumain ne nous
est étranger ! "
Le conférencier se souvient de son école
maternelle où l'institutrice parlait de l'ange
gardien et de l'âme.
C'était déjà de la philosophie -
dit-il avec humour - car certains avaient une âme
brillante et d'autres une âme noire.
Chacun de nous a commis au moins une faute,
a subi un échec, a connu la solitude.
1. Description de la faute : elle a lieu
à un moment bien précis, pour un motif bien
particulier.
2. Pourquoi ai-je commis cette faute ?
Nous avons le sens de la culpabilité. Ex. : le
voleur qui agresse une vieille dame.
3. Après le pardon et le remords, je commettrai
une autre faute, même si j'accomplis aussi beaucoup
de bonnes actions. Pourquoi ?
4. C'est parce qu'il y a une distance entre le "
moi " que je suis et le " moi " que je
devrais être.
Cela est dû à la finitude de l'homme. Nous
sommes des êtres finis, essentiellement imparfaits,
nous ne pouvons atteindre l'absolu.
De même pour l'échec. Après
un échec, nous formons un projet : celui de réussir
la prochaine fois, ou de réussir dans un autre
domaine.
Nous allons de projet en projet, pour combler cet éloignement,
le vide même, entre le " moi qui existe "
et le " moi que je désire devenir "
= le " moi pur ".
Il est impossible de vivre sans projet. Même si
nous connaissons beaucoup de réussites, il faut
admettre que nous tous sommes des échecs, puisque
inéluctablement soumis à la mort.
Nous sommes enfermés dans un corps grâce
auquel nous pouvons réaliser les exigences de
la vie, mais qui est soumis à des transformations
inéluctables elles aussi.
Chacun de nous a connu la solitude après
une rupture ou la mort d'un être aimé.
Nous cherchons tous l'amour qui nous défendra
contre la solitude. Mais c'est un amour qu'il faut recréer,
réinventer chaque jour, avec les autres qui sont
proches, conjoint, enfants, parents, collègues,
avec la nature et surtout avec soi-même.
Mais en l'homme, il y a une solitude fondamentale :
il est seul avec lui-même.
L'homme est un être fini : ce n'est pas un dieu.
S'il érige un idéal en absolu, il se tourne
vers le mal ou plutôt vers l'orgueil, l'ego puisqu'il
ne peut vivre que dans le relatif, dans un monde où
tout est en évolution.
Ex. : tout fanatisme érigé en absolu provoquera
des conséquences horribles.
Platon exprimait déjà cette dualité
qui est en l'être humain en parlant du "
monde sensible " et du " monde des idées
".
Kierkegaard a écrit : " L'absolu rend sobre
". Donc évitons toute passion destructrice.
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