La conférencière nous
parle d’abord du
Qi, ce souffle
vital, comparable au vent, à l’esprit,
au son, au silence, au mouvement, à l’air
que nous aspirons, qui entre en nous et qui représente
toute notre énergie, tout ce qui nous permet
d’agir et de résister, car cette force/énergie
est invisible, extérieure (l’air que nous
respirons) et intérieure (dans notre corps) s’étend
tout autour de nous, est une émanation de nous.
Ce Qi se capte :
-
par l’attitude, il est important
de se tenir debout, droit (mais pas « coincé
») pour capter l’énergie du Ciel
et de la terre l’homme étant un microcosme
dans le macrocosme.
- par
l’alimentation correcte
suivant les 5 éléments.
- par
l’exercice des Qi Gong
ou les massages.
- par
la méditation/prière,
sans oublier la qualité du milieu dans lequel
nous vivons…ceci s’appelle la préservation
de la vie.
A cette énergie s’ajoutent le
Yin
et le Yang.
Le Yin représente le principe négatif,
mais pas nécessairement mauvais, le Yang représente
le principe positif, mais pas le meilleur. Il y a des
interactions continuelles entre le Yin et le Yang.
Yin et yang doivent s’équilibrer dans le
corps. C’est le déséquilibre qui
est négatif.
Le Yang monte dans le corps par le côté
gauche et le Yin descend par la droite.
Le yang représente l’homme, le soleil,
la chaleur, l’action ; le yin représente
la femme, la lune, le froid, l’émotion…
chaque être vivant est relié à la
terre par un point sensible (1R) à la plante
du pied et au ciel par un point au-dessus du crâne
près de la fontanelle.(20 TM)
Nous relevons
cinq organes « trésors
» : les reins, le foie, le cœur,
la rate et les poumons couplés aux
cinq
organes « ateliers » : la vessie,
la vésicule biliaire, l’intestin grêle,
l’estomac, le gros intestin.
Les organes suivent un cycle d’engendrement et
un cycle de contrôle.
L’engendrement : le Rein engendre
le Foie qui engendre le Cœur qui engendre la Rate
qui engendre le Poumon qui engendre le Rein.
Le contrôle : le Rein contrôle
le Cœur ; le Cœur contrôle le Poumon
; le Poumon contrôle le Foie ; le Foie contrôle
la Rate et la Rate contrôle le Rein.
Nos sentiments et nos douleurs retentissent sur nos
organes. Ainsi la peur agit sur les reins, la colère,
sur le foie. Le cœur est animé par la joie
ou la surprise ; le spleen, la réminiscence a
un effet sur la rate, la tristesse paralyse les poumons.
Si nous sommes en train de manger un bon repas, mais
que nous avons soudain une pensée négative,
tout perd de sa saveur. Or c’est la saveur qui
nourrit et non la quantité, d’où
l’importance de couper « à la chinoise
» les aliments, très finement, car comme
disent les taoïstes : « plus il y a de
surfaces plus il y a de saveurs », donc plus
on peut se nourrir, nourrir notre Qi avec peu.
Evoquons les 5 saveurs : le salé,
l’acide, l’amer, le doux et le piquant.
Le riz et les autres céréales ont une
valeur prédominante. Le vin rouge appartient
au Yang, le vin blanc au Yin.
L’acupuncture peut amener le malade à
trouver la guérison, mais ne doit pas s’applique
à un organisme trop faible.
Le massage est bénéfique car le masseur
peut apporter la paix à celui qui souffre :
son énergie passe de ses doigts à la
peau du patient. On peut être son propre magnétiseur
: si on se cogne et qu’on frotte l’endroit
douloureux, on refait circuler le sang et on retrouve
de l’énergie. Si on a les doigts engourdis
par le froid et qu’on souffle sur les mains,
le Qi ramène le sang dans les petits vaisseaux.
Les moines taoïstes disent : « le Qi, le
pays où nul n’est vieux », car il
est essentiel de bien prendre conscience de ce que l’on
fait, car
LA OU VA LA PENSEE,
LE QI VA. Le rôle de la pensée
est primordial : mon attitude dans la vie est positive
ou bien je me plains tout le temps ?
Qui aura les yeux vifs, le teint rose, un corps droit
mais non rigide ?
L’ENERGIE VITALE (YUAN QI) se
voit dans les yeux et se cache dans le cœur. Le
Qi dirige donc notre pensée, notre corps : on
peut donc dire que corps et esprit sont indissociables.
Quelques conseils pratiques : se tenir debout
bien droit, pieds parallèles, lever les bras
lentement, pas plus haut que le cœur et les abaisser
lentement pour capter l’énergie.
Il est excellent de chanter car tous les organes sont
stimulés : le bruit dérange, le son
harmonise.
Il est bon d’apprendre une langue étrangère
car nous devons prononcer des sons qui n’existent
pas dans notre langue maternelle, cet effort aiguise
nos sens, notre acuité : on voit mieux, on
entend mieux.
L’usage fréquent de la méditation
aide à trouver l’équilibre et
la paix, la paix du cœur, la paix de l’âme.
Le plus important, ce n’est pas d’arriver,
c’est « d’aller vers », d’être
en chemin.
La conférencière, érudite et
passionnée par la culture chinoise, transmet
son enthousiasme.
« Ferme le poing et tu ne possèdes que
le vide, ouvre ta main et tu possèderas la
Terre entière »