La conférencière touche dès le début
ses auditeurs par sa sincérité.
Elle leur demande de faire abstraction de leurs attentes,
de leurs préjugés et de leurs peurs, afin
de se sentir bien en ce moment de vie et de réaliser
que nous sommes des " êtres vivants ".
L'important ce n'est pas la question que je pose à
un autre ou à moi-même, car je peux l'orienter,
c'est la question que la vie me pose.
D'abord, d'où vient mon existence ? Quel est mon
passé ? Vers quel avenir se dirige l'humanité
? Quel sera mon destin ?
Les questions posées par la vie provoquent un désarroi.
Si je doute de tout, je me laisse aller vers mes peurs
et souvent vers la dépression. Il faut donc faire
" confiance en la vie ", entrer dans la mouvance
des choses qui arrivent ou que l'on provoque.
Les enjeux de la vie, ce n'est jamais anodin
: qu'est-ce qui me fait vivre, ou pas ? être heureux,
ou pas ?
Les contenus.
a) Appréhension du monde et de l'humain.
Certains appréhendent le monde et l'humain en le
découpant ; c'est un dualisme : le corps et l'esprit,
le bien et le mal, le vivant ou le mort, soit - soit,
Mais l'être humain est un tout indissoluble,
ce n'est pas uniquement avec la tête qu'il réagit,
mais avec tout son corps, tout son être, il est
interactif.
b) Comment appréhender le temps ?
Le voir d'une manière linéaire ? : l'enfance,
l'adolescence, l'âge adulte. Suis-je une personne
qui rêve au passé, ou est-ce que mes projets
d'avenir m'empêchent de jouir du présent
?
Un être humain est très complexe ; même
âgé, il est aussi parfois " un enfant
", ou un " adolescent attardé ! "
On peut aussi concevoir le temps de manière quantitative.
Exemple : un beau couple qui a 50 ans de mariage. Ou
de manière qualitative : en effet une journée
heureuse passe très vite, mais les heures paraissent
très longues quand on est angoissé ou
quand on connaît l'ennui.
Le temps est plutôt comme une spirale.
c) Quelle vision avons-nous de la souffrance
?
Certains disent que l'effort est bon, car il apportera
une "récompense ". D'autres fuient
la souffrance en s'activant, en refusant d'y penser.
Beaucoup ont peur du bonheur.
Le mieux serait de reconnaître cette souffrance,
de l'apprivoiser, de jongler avec elle pour s'en libérer.
d) Nous avons notre éthique individuelle,
nous agissons selon nos valeurs qui sont relatives et
très variables et même en évolution.
Derrière les mots se cachent parfois des visions
très différentes d'un même problème.
Notre respect envers autrui peut s'exprimer différemment
: par exemple, on peut être simplement poli, ce
qui parfois nous éloigne de la personne . De
même l'autorité devrait être une
communication qui vient du cur et pas une domination
unilatérale.
e) l'autre.
- ou bien nous le rejetons, nous n'admettons pas qu'il
soit différent de nous
- on peut tâcher de l'assimiler, mais il y a le
danger de l'amener à adopter nos propres croyances
;
- ou c'est l'attitude de la juxtaposition : il a ses
idées, j'ai les miennes. Pas de communication
;
- nous pouvons cheminer ensemble, échanger des
idées, en restant sur nos positions ;
- ou, enfin, essayer de comprendre mieux le point de
vue de l'autre, sans pour cela se laisser absorber par
lui.
f) l'Autre.
- la croyance en Dieu. Est-ce un Dieu du besoin ? ou
est-ce un Etre transcendant au-dessus de toute chose
terrestre ?
- certains atteignent une spiritualité élevée
sans foi religieuse.
La conférencière fait son autocritique.
1. Elle dit qu'il ne faut pas chercher de réponse.
Or elle en a suggéré beaucoup.
2. Elle critique le dualisme, mais s'en sert plus d'une
fois.
Chaque être humain a droit à une certaine
incohérence , il y a des contradictions chez
chacun, car il a des désirs et pas toujours la
possibilité de les réaliser.
La conférencière parle avec son cur
au cur de chacun et toutes les positions philosophiques
trouvent respect et raison d'être. C'est une belle
leçon de tolérance.
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