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LE SACRE PERCU A TRAVERS LE MYTHE,
LE RITE ET LE SYMBOLE, selon Mircéa Eliade.
par Laurent Lesage.
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Le conférencier traite avec beaucoup d'humour et
de culture de ce sujet difficile.
1. Repères biographiques.
Mircéa Eliade est né en Roumanie en 1907.
Son uvre est considérable. Il a enseigné
la philosophie aux Etats-Unis. Il est mort en 1986. Ce
philosophe a marqué le conférencier, lui
donnant même le goût de la recherche philosophique
2. Les postulats éliadiens.
a) le sacré est une structure de la conscience.
Le sacré est un élément de base dans
la composition de l'être humain. C'est par le sacré
qu'il est un " homme ".
b) unité psychique de l'esprit humain.
Que vous naissiez dans n'importe quel lieu du globe, à
n'importe quelle époque, vous ressentirez le besoin
du sacré = c'est ce qui unit tous les hommes.
c) l'échelle crée le phénomène.
L'économie doit être vue par l'il de
l'économiste.
Un fait sociologique doit être compris par un sociologue.
Un phénomène religieux doit être interprété
grâce à une sensibilité religieuse.
d) une double approche phénoménologique
- historique.
Le phénoménologue aspire à donner
une définition en soi de la religion, qui serait
valable en tout temps et en tout lieu.
L'approche historique , c'est comprendre la religion à
un moment précis et en un lieu précis de
son histoire.
Mircéa Eliade tient à être à
la fois et phénoménologue et historien de
la religion.
3. Universalité - de la pensée mythique
- de la pensée symbolique
- des pratiques rituelles
Le mythe est l'histoire sacrée d'un événement,
d'une naissance. Ex. : la lutte d'un dieu ou d'un héros
avec un géant, avec une puissance du mal.
Les hommes reproduisent ce que les ancêtres ont
construit. Ex. : les Indiens creusent des pirogues à
la manière des Anciens.
Le mythe s'adapte à l'évolution des civilisations.
Ex. : lors du colonialisme, il fallait que les croyances
des indigènes s'adaptent à la présence
des colons.
Il n'y a pas de symbole, il n'y a que du symbolisme. Ex.
: à la Mecque, la pierre de la Kaaba étant
tombée du ciel, met le pèlerin qui le touche
en relation avec le divin, puisqu'il se trouve dans l'axe
cosmique (l'endroit où la terre se réunit
avec le ciel). Ex. : dans la religion chrétienne,
le Golgotha était un endroit lié au sentiment
religieux. Ex. : sur un tableau, au pied de la Croix,
se trouve un crâne. C'est le crâne d'Adam,
et le sang du Christ tombant sur le crâne sauve
l'humanité.
Le sacré s'exprime par des rites. Le rite est le
bon geste au bon moment, qui sera répété
et rendu " magique ". Ex. : les ablutions, les
processions, la préparation à un évènement
comme un combat sportif etc..
4. Du " Traité d'Histoire des religions
" (1949) à l' "Histoire des croyances
et des idées religieuses " (1976-1983).
Beaucoup d'éléments sacrés se retrouvent
dans des religions différentes.
Ex. les sources qui procurent une eau miraculeuse = baptême
dans le Jourdain ; source à Lourdes ; l'eau du
Gange en Inde, lieux chargés de signification ou
de pouvoir.
Ex. : Le mythe du boiteux. Après le combat victorieux,
le héros claudique (origine du prénom "
Claude ").
Conclusion :
Lévy-Strauss écrit que le mythe est une
histoire qui résout une contradiction.
Mircéa Eliade dit que le mythe est le fondement
de la nature humaine, donc de toute civilisation.
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