En 1095, le Pape a incité les preux Chevaliers
de la Chrétienté à investir Jérusalem
au cri de " Dieu le veut ! " afin de délivrer
le Saint Sépulcre de la présence des musulmans.
Ces seigneurs cherchaient aussi à se tailler des
empires et d'acquérir la richesse et la gloire.
C'est alors que Godefroid de Bouillon a été
nommé souverain de Jérusalem.
Pour protéger les pèlerins et les châteaux
forts s'est constitué l'Ordre des Templiers : c'étaient
des moines soldats ayant fait vu d'obéissance,
de pauvreté et de chasteté. Mais ils ne
craignaient pas de piller et de massacrer les " infidèles
". Aussi avaient-ils acquis des richesses fabuleuses.
Ils occupaient plus de dix mille places fortes en Europe
et en Orient. Ex. : Les Templiers de l'Ordre de Malte,
les Teutoniques, etc.
A Jérusalem ils ont d'abord occupé la Mosquée
Al Aqsa, Place du Temple, d'où le nom de Templier.
Ils portaient une tunique blanche marquée d'une
grande croix rouge.
En France, Philippe le Bel avait des problèmes
politiques et économiques. Guillaume de Nogaret
lui conseille de lever des impôts sur les biens
de l'Eglise. Mais le maître des Templiers, Jacques
de Molay, ne reconnaissant que l'autorité du Pape,
refuse d'obéir au Roi qui, ayant injurié
le Pape Boniface, est excommunié.
Les Templiers avaient introduit des éléments
nouveaux dans la religion chrétienne, car ils avaient
de nombreux rapports avec le monde musulman. Ex. : il
y avait chez eux un dualisme : on voit sur le sceau du
Grand Maître deux hommes sur le même cheval.
Sur le sceau du Temple, la croix se divise en 8 branches.
Ils s'intéressaient à l'alchimie. Ils utilisaient
des codes en forme de croix pour leurs transactions. Ils
prenaient des bains. Ils avaient inventé la moderne
" lettre de change ". En fait, ils étaient
à la tête d'une vraie banque internationale.
Philippe le Bel accueille un pape à Avignon. Il
a donc beaucoup plus de puissance.
Le 13 octobre 1307, il ordonne au Grand Maître des
Templiers de lui céder tous les biens, mais le
Trésor disparaît - et à l'heure actuelle
on recherche encore l'endroit où il pourrait être
caché.
Pour obtenir d'autres richesses, le roi leur fait un procès
et accuse les Templiers de sodomie, d'éréthisme
et surtout de vénérer une idole : le Baphomet.
C'est ainsi que Jacques de Molay périt sur le bûcher
le 18 mars 1314.
Toutes ces accusations étaient fausses. Simplement
les nouveaux membres étaient intronisés
selon certains rites : baisers au front, au nombril, etc.,
emploi de cordelette, adoration du Baphomet : statuettes
étranges en bois ou en pierre.
Le Baphomet (mot qui rappelle le musulman " Mahomet
"), mais qui a été interprété
de différentes manières.
La statuette présentée par Eliphas Lévi
porte des cornes de bouc, des ailes d'aigle, a un corps
de femme, un chandelier sur la tête et un caducée
sur le ventre (le serpent serait un rappel du péché
originel). C'est donc une idole, la représentation
du diable
Toutes ces accusations assez vagues montrent que l'Ordre
des Templiers devenait un bouc émissaire et devait
être aboli, alors que certains d'entre eux étaient
chevaleresques.
Après la disparition de l'Ordre des Templiers,
beaucoup d'ordres de chevalerie se sont constitués,
comme les " Pauvres Chevaliers du Christ " en
France. Ils avaient fait vu de pauvreté,
mais n'étaient pas pauvres
.
A notre époque, les mêmes conflits reviennent.
Les Nazis qui voulaient détruire les Juifs inventaient
aussi des motifs, des prétextes, pour justifier
leurs actes criminels. De même les communistes chargeaient
leurs ennemis de toutes sortes d'accusations fausses et
les exécutaient. L'inquisition en avait fait une
méthode d'exécutions.
Quand un groupe commence à se différencier
de ce qui est accepté comme l'ordre établi,
les puissants tâchent de le détruire et ils
s'approprient leurs richesses, pour cela ils en font un
bouc émissaire. Le danger est évident :
n'est-on pas toujours le bouc émissaire de quelqu'un
? (Les vieux, les jeunes, les noirs, les homos, les femmes,
les juifs, les communistes
)
Le conférencier, très érudit,
a réellement passionné tous ses auditeurs.
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