Le jeune conférencier (23 ans) nous présente
le Didgeridoo : c'est un tronc d'arbre qui a été
creusé par les termites. Chacun donne un son différent
selon sa forme, sa longueur et l'essence du bois. Chaque
instrument est décoré : les tribus aborigènes
côtières y dessinent souvent des dauphins,
celles du désert peignent des serpents, etc.
Voici une légende qui explique l'origine de cet
instrument. Pour ne pas exterminer les termites qui creusaient
une branche d'arbre, un Aborigène a soufflé
dans ce creux pour ranimer un feu : elles se sont envolées
et ont formé la Voie lactée.
Certains instruments ont été fabriqués
à l'aide de bambous, ou d'une racine d'arbre, souvent
de l'eucalyptus.
Le conférencier parle du bien-être que lui
apporte cette musique primitive.
C'est une véritable thérapie, car en soufflant
dans l'instrument on provoque une respiration abdominale,
on fait travailler le diaphragme, ce qui provoque une
oxygénation plus forte, et libère le stress.
On peut aussi faire des massages de Didgeridoo.
Le conférencier étend une longue carpette
sur le sol. Un volontaire, couché sur le dos, reçoit
un massage de vibrations. En se relevant, il dit avoir
ressenti une douleur à la gorge, puis une sorte
de libération, une complète relaxation.
Une dame, couchée sur le ventre, accepte aussi
un massage : elle dit que les vibrations lui ont causé
un grand bien-être.
Le conférencier nous montre comment les Occidentaux
se servent de cet instrument lors de concerts et de bals:
les sons longs sont entrecoupés de sons saccadés,
provoquant un rythme excitant.
Aidé par un autre musicien, il nous demande de
nous recueillir et joue avec beaucoup de dextérité
une musique étrange, très primitive, mais
évocatrice de grands espaces inexplorés
et de vie sauvage.
Le conférencier nous rappelle que Cook a découvert
les Aborigènes au 18e siècle (en 1765).
Comme ceux-ci ne connaissaient que la tradition orale,
n'avait pas d'écriture, ne pratiquaient pas l'agriculture,
ni même aucune culture, l'explorateur ne les a considérés
comme des êtres très primitifs, proches des
animaux. C'est ainsi que les Anglais ont pris leur territoire
sans se préoccuper de ces premiers habitants.
Les Aborigènes l'occupaient depuis des milliers
d'années. Personne ne sait pourquoi ils sont là,
ni d'où ils viennent. Ils sont nomades ou semi-nomades,
n'ont pas d'habitations. Les femmes s'occupent de la cueillette
des fruits et les hommes de la chasse. Evidemment ils
sont de moins en moins nombreux.
Le Didgeridoo est un moyen de communication
entre les tribus et avec les Esprits, ainsi qu'avec l'Energie
qui nous entoure.
Le conférencier dit qu'il va jouer comme un Aborigène.
C'est très beau, car il reproduit des sons multiples
: il y a de la nostalgie, du solennel et de la joie, comme
dans la vie quotidienne et son langage.
Les auditeurs sont plongés dans une sorte de vision
des premiers jours de l'humanité.
Les Aborigènes se servent aussi de cet instrument
pour exprimer leurs émotions et leurs rêves,
et même pour accéder à une sorte de
spiritualité.
Tout en évoquant ainsi la vie des tribus anciennes,
le conférencier a réalisé une véritable
prouesse musicale.
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